Henry Jean-Marie Etienne LEVET

 Jacques de Loustal / 2020

Henry Levet / Loustal aquarell 

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Travail en cours dans atelier confiné : illustrations des poèmes de Henry Levet à paraître en octobre aux éditions Martin de Halleux
https://www.instagram.com/jacquesdeloustal/
Henri Jean Marie Étienne Levet dit Henry J.-M. Levey est un poète français, né à Montbrison (Loire) le 13 janvier 1874 et mort à Menton (Alpes-Maritimes) le 15 décembre 1906.

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Henry Jean-Marie Etienne LEVET

Poèmes précédés d'une conversation de Léon-Paul Fargue et Valéry Larbaud. La maison des amis des livres, Paris 1921, 14,5 x 19,5cm, broché. Original, one of 15 numbered copies on Holland Publishing, printing head. 

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Le collier rouge

En exhumant un poète oublié, Henry J.-M. Levet, contemporain de Fargue, de Larbaud, qui l'ont soutenu jusqu'après sa mort, Frédéric Vitoux parvient à nous embarquer dans ce Paris de la bohême montmartroise, en passant par Montbrison ou naquit Levey, mais aussi Manille et Las Palmas où notre poète occupa le poste de vice-consul. Un cheminement poétique, une enquête littéraire, où l'imaginaire côtoie les rares traces du poète, qui permettent à Frédéric Vitoux d'aller à sa propre rencontre. 
« Au retour d’un voyage aux Indes, en 1898, le poète Henry J.-M. Levet affirma à ses amis de Montmartre qu’il achevait un roman intitulé L’Express de Bénarès dont il évoquait devant eux les personnages ou les épisodes plus cocasses – mais personne n’en prit jamais connaissance. Levet l’écrivit-il vraiment ? Nous ne le saurons jamais. A sa mort en 1906, à l’âge de trente-deux ans, après quelques années passées comme vice-consul à Manille puis à Las Palmas, ses parents détruisirent ses lettres et ses manuscrits.
Pourquoi Levet, que j’ai découvert à l’âge de dix-sept ans, m’a-t-il si durablement obsédé ? Pourquoi ce jeune homme que chérissent depuis plus d’un siècle quelques centaines de lecteurs, d’une génération l’autre, comme pour perpétuer le cercle du poète disparu, et que nul n’aurait connu sans la persévérance de Fargue, son ami intime, et de Larbaud qui, après sa mort, entreprirent de rassembler et de publier ses poèmes, appartient-il ainsi à mon imaginaire – ou mieux, à ma vie ?
Partir à la recherche de Levet, le lire, le relire, retrouver ses paysages d’enfance à Montbrison, regrouper de rares témoignages, me plonger dans l’exubérante bohême montmartroise au tournant des XIXe et XXe siècles, m’interroger sur la personnalité contrastée de ce poète si solitaire, au physique ingrat, et qui égayait ses amis par ses tenues extravagantes, n’était-ce pas une façon de mieux me connaître moi-même ?
On en revient toujours là. »