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1988 V comme engeance

TITRE: V comme engeance : Tanger, Casablanca et des poussieres / [dessins de] Loustal ; [texte de] Tito Topin
EDITEUR: Paris : Autrement , 1988 * IMPRIMEUR: Impr. en Espagne
DESCRIPTION PHYSIQUE: [76] p. ill. en coul., couv. ill. en coul. 30 cm
COLLECTION: Autrement . Albums
ISBN: 2-86260-220-5

"Une aventure nomade au long des côtes marocaines" à Suivre numéro 123 (avril 1988)




Il la rencontre à Tanger. Elle l’invite dans sa chambre d’hôtel. Ses valises ne sont même pas défaites. Elle fuit son pays. La police la traque. Peu importe, elle en a l’habitude. Silencieux, il l’écoute : « Mon fils est un meurtrier, un terroriste. Un jour ou l’autre il viendra vers moi. »
Désormais ils sont deux pour une descente aux enfers. 2000 kilomètres de poussière, les tentes bleues des rebelles des sables, les pistes qui se fondent dans les dunes …
De Tanger aux confins mauritaniens, Loustal et Topin ont accompagné cet homme, cette femme. Ils ont dessiné les étapes de leurs destinées, ébauché la fiction de leurs vies. Dans la noirceur de l’écriture, la couleur des images, ils ont déclenché leur violence, provoqué leurs délires.
Décidément, cela pourrait bien être l’histoire d’une passion.

http://www.titotopin.com

 


Annonce d'une séance de dédicaces en 1988


Spanje Venganza en Marruecos / Loustal, Tito Topin ; [traducción, Narciso Fradera] Barcelona : Norma, D.L. 1988, 77 p. : il. col. ; 30 cm


Titel: KALTES FIEBER
Autor: Loustal / T: Topin
Carlsen, 84S, 1988

 


Nederland

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De W van Wraak : Tanger, Casablanca en veel stof / Loustal, Tito Topin ; [vert. uit het Frans: Anneke van Ammelrooij]. - Zelhem : Arboris, cop. 1988. - [78] p. : ill. ; 31 cm. - (Strip/Artreeks ; 1) Oorspr. uitg.: Parijs : Autrement, 1988.Vert. van: V comme engeance.- ISBN 90-343-2079-0 geb.

Met veel gekleurde tekeningen geillustreerd verhaal over een Italiaanse piloot die een Amerikaanse vrouw, die op zoek is naar haar verdwenen zoon, begeleidt op haar tocht door Noord-Afrika.

Nederland Recentie Noel Ummels

Nederland Stripjaarboek '89

Nederland extra informatie

Nederland Advententie



H som ævn / tegninger og tekst Jacques de Loustal, Tito Topin ; på dansk ved





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Carton d'invitation "V comme Engeance"

 

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Dédicace Loustal: V Comme Engeance

pour Willem

Corto 04 -1988

VOYAGES IMMOBILES

Récit nomade à quatre mains


Sur les traces de Laurie Bloom (Bilal-Christin) et Lady Polaris (Mézières-Christin), les éditions Autrement ajoutent une nouvelle création à leur série de fictions illustrées. Aux commandes de ce nouvel opus tout à la gloire du voyage et des habits neufs de l’exotisme contemporain, un tandem de hasard : Tito Topin (le texte) et Jacques de Loustal (les images), pour une immersion en profondeur dans les ambiances et les décors du Maroc, tout au long de sa façade atlantique. Comme le veux cet exercice littéraire inspiré du reportage, V comme Engeance est essentiellement un récit nomade. De Tanger à Casablanca, et jusqu’aux premières dunes de l’immensité saharienne, Roberto et Flippie, le couple bancal héros de l’histoire, s’étourdissent et s’épuisent dans une succession imprévisible de haltes impromptues et de départs précipités. Autant d’étapes de fortune qui les rapprochent du terme de leur tragédie intérieure ; chaque métropole, chaque hôtel, chaque village de pêcheurs, fait discrètement écho aux douleurs et aux espoirs qui balisent leur parcours émotionnel. Loustal et Topin ont su à merveille imbriquer l’un dans l’autre leurs imaginaires respectifs. Le second en privilégiant la sensibilité, l’intériorité, le premier en rendant palpable tout ce qui vit sous l’apparente immobilité des choses et des lieux. Quatre mains, deux égos, et une jolie réussite. (V comme Engeance, par Loustal et Topin, éditions Autrement, collection Albums, 80 pages, 98 F).

N.F

LOUSTAL ET TOPIN TRAQUENT LA PASSION AUX CONFINS DES SABLES MAURITANIENS

Cela pourrait être l’histoire d’une passion. Il la rencontre à Tanger. Elle l’invite dans sa chambre d’hôtel. Elle fuit son pays. La police la traque. Peu importe, elle en a l’habitude. Silencieux, il l’écoute : " Mon fils est un meurtrier, un terroriste. Un jour ou l’autre il viendra vers moi. "

Désormais ils sont deux pour une descente aux enfers. 2000 Km de poussière, les tentes bleues des rebelles des sables, les pistes qui se fondent dans les dunes…

De Tanger aux confins mauritaniens, Loustal et Topin ont accompagné cet homme, cette femme. Ils ont dessiné les étapes de leurs destinées, ébauché la fiction de leurs vies. Dans la noirceur de l’écriture, la couleur des images, ils ont déclenché leur violence, provoqué leurs délires.

Loustal, avec " Coeur de Sable " et " Barney et la Note Bleue ", compte désormais parmi les grands de la BD. Son complice, Tito Topin est l’auteur de nombreux romans noirs parus chez Gallimard et Grasset.


info : http://www.titotopin.com

 

 

SPOT BD — Novembre 1987

LES CARTONS DE LOUSTAL

On trouve beaucoup de choses dans les cartons du dessinateur de " Barney et la Note Bleue " (Ed. Casterman) : trois projets de livres, rien de moins ! Et des projets bien avancés vu que les deux premiers devraient paraître au début de l’année prochaine ! Il s’agit tout d’abord d’un volume de la collection " Voyages " chez Autrement. Son titre " V comme Engeance ", avec en sous-titre " Tanger, Casablanca et des poussières ". Mais plus qu’un récit de voyage à proprement parler, il s’agira d’un polar, écrit par l’excellent Tito Topin, et illustré de 70 aquarelles évoquant les décors, les ambiances, bref tout l’environnement visuel de l’histoire. A la même période sortira, également, chez le petit éditeur de Clermont-Ferrand " Comix Land ", un mini-album, format carré, intitulé " Cinés Romans " et proposant une quinzaine d’images (+ textes) concernant l’imagerie du cinéma français — noir et blanc — des années 50. Dans le même temps, Loustal poursuit sa collaboration avec Fromental, réalisant pour l’Echo des Savanes la suite de ses " Mémoires avec dames ", histoires courtes mais thématiquement liées, et devant donner lieu à un album lorsque l’ensemble aura été publié.

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Libération 24-11-1995
TITO TOPIN
. Si "V comme Engeance" diffusé ce soir sur Arte, fut pour lui un moyen de "trouver de l'oxygène", le créateur de Navarro ne s'est jamais lassé de son commissaire: "Quand on a trouvé son Tarzan, on l'accompagne".

L'EMPIRE ÉCLATÉ DE TITO

Le sourire mange la moitié du visage, et il lui en faudrait peu pour être carnassier. La voix est claire et ferme, l'œil vif et sûr de son charme, la parole sans réserves. Entré en littérature à 50 ans, auteur de plusieurs polars remarqués, Tito Topin explose dans le PAF avec la création du commissaire le plus célèbre de la télé française: Navarro. "Je suis tombé au bon moment. Dix ans auparavant, je n'aurais pas pu. La télé des Barma et autres était un fief de gens un peu staliniens, des racketteurs qui pénalisaient les auteurs. Quelques uns, comme Jacques Ertaud ou Marcel Bluwal, ont eu une évolution intelligente, mais ils sont rares. C'était une télé de voyous où les vrais voyous n'avaient pas leur place. Une télècratie, pas une télévision populaire. Et puis elle s'est ouverte. Elle a demandé des histoires, et s'est tournée vers les auteurs de polars, qui savent bâtir les meilleures histoires à défaut de toujours savoir les écrire."
A l'origine de sa carrière d'écrivain? Encore la chance: "Je suis tombé dans la Série noire quand le dollar était à dix francs et où on se précipitait sur les Français parce que les Américains étaient trop chers." Le passage à la télé se fait tout seul. Avec une première expérience douloureuse: Shanghaï Skipper, réalisé par Michel Andrieu avec Claude Nougaro. "Je me suis tellement mal entendu avec le réalisateur que j'ai écrit un livre après le film pour mettre dans un bouquin tout ce qui n'était pas passé à l'écran." La vraie rencontre, c'est Pierre Grimblat, le patron de Hamster Productions qui lui propose l'écriture d'une série. "Cest venu très vite." Il élabore une "bible", Roger Hanin donne son accord. "Là encore, la chance. Au moment où nous tournions le premier épisode, les flics ont changé de costume. Du coup, tous les policiers de la télé ont pris cent ans. Nous avons voulu retrouver une télé de seconds rôles. Il y a huit personnages récunrents dans Navarro. Un héros ne peut pas être tout seul."
Le succés, immédiat, propulse Topin à la tête d'une vraie fabrique, qui lui laisse encore le temps "de faire d'autres scènarios, d'écrire d'autres livres et de faire plaisir à quelques femmes". "Je ne peux pas écrire dix films par an tout seul, et ce serait de toute façon trop uniforme. J'ai donc demandé à des auteurs de romans policiers de faire des Navarro. Je préfère qu'ils écrivent comme ils sentent quitte à réadapter. Il faut une homogénéïté. Cest la "navarrisation", et ça, c'est un travail que je fais tout seul. Réécrire certains dialogues, adapter l'histoire aux contraintes du tounage." La lassitude? "Non. Est?ce que Simenon s'est lassé de Maigret, est?ce que Hergé s'est lassé de Tintin? Quand on a trouvé son Tarzan, on l'accompagne. Navarro est un compagnon. Il évolue d'ailleurs: on aborde maintenant des sujets que l'on n'aurait pas traités aux débuts: le viol, I'inceste. Je voudrais en faire un sur les milices antiavortements, qui m'irritent particulièrement. Quand nous avions commencé, nous nous cantonnions aux sujets policiers Je n'ai pas peur de l'épuisement. Il viendra sûrement, mais pas de nous, quand une autre série nous mettra dehors."
Seul échec lié à Navarro : une collection de novélisations lancée par le Fleuve Noir. "Ça ne pouvait pas marcher, ce n'était pas assez bon. Mais TF1-Éditions projette une nouvelle série dont je serais le directeur de collection. Quand j'ai besoin d'oxygéne, rien ne m'empéche d'ouvrir des fenêtres." Parmi lesquelles la création d'autres héros? "Je n'ai pas très envie d'entrer en concurrence avec moi?même. Récemment, j'ai fait la bible d'une nouvelle série, Kleber, avec Gérard Lanvin. Je m'en suis heureusement retiré assez vite. Parce que Lanvin n'est pas Hanin. Si l'on a de bons auteurs, il faut de bons acteurs". Autre fenêtre: ce ""V comme Vengeance diffusé ce soir par Arte. "J'étais parti au Maroc avec Loustal pour faire un livre le long de l'Atlantique. Au retour, nous avons essayé de rendre nos impressions cohérentes. Je ne suis pas sûr du résultat. Je n'ai pas du tout collaboré au film. Je l'ai vu comme spectateur, comme un enfant qui vous échappe. Je le dis sans amertume. Je crois qu'ils ont été plus intéressés par le graphisme de Loustal que par mon texte."
Loin de la télé, c'est la page blanche qui reprend Topin. "Le polar, c'était un choix évident. C'est la littérature de cette deuxième moitié de siècle. La littérature blanche, pour reprendre la terminologie Gallimard, est une littérature de moquette, où les auteurs parlent d'eux?mêmes et n'intéressent guère que leur maman et leur psychiatre." Pourtant, il s'est tourné vers un autre genre avec son dernier roman, le Transsaharien, évocation d'une figure de légende de la colonisation. "Le polar en littérature, pour moi, c'est sans doute fini. Je réserve ça à la télé. J'ai envie d'autre chose." Autre chose où plane une ombre: "J'écris toujours pour Lauren Bacall".

Hebert Prolongeau

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